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Le Canada est responsable de forcer les géants de l'Internet à soutenir un contenu plus localisé

DANIEL LEBLANC
Contém uma
Ottawa veut créer une coalition internationale qui donnera aux gouvernements de nouveaux pouvoirs pour obliger les géants de l'Internet et du multimédia à financer et à mettre en valeur la création de contenus nationaux sur leurs plates-formes numériques.

La ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, a passé la majeure partie de l'année à consulter les Canadiens sur la meilleure façon de stimuler la production et les ventes internationales de contenu canadien à une époque de changements technologiques constants.

Cette semaine, elle se rendra à Paris pour commencer à répondre à une demande clé d'un certain nombre d'acteurs des industries culturelles canadiennes: amener les acteurs internationaux comme Netflix, Apple et Facebook à accroître leurs contributions à la culture canadienne.
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Dans une interview, Mme Joly a déclaré qu'elle savait très bien que l'Internet «ne connaît pas de frontières» et que persuader les géants internationaux de jouer selon les règles d'un pays peut parfois sembler une tâche impossible. Elle a toutefois déclaré que la meilleure façon de faire avancer ce dossier est de présenter un dossier sur la scène internationale, à commencer par une présentation mardi à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

«Ce que je veux, c'est que le Canada joue un rôle de leadership», a déclaré Mme Joly à propos de son voyage, qui comprend également des arrêts à Berlin et à Bruxelles. «Ce qui est le plus important pour moi, c'est qu'en tant que gouvernement, nous avons accès à des leviers pour soutenir nos créateurs et leur permettre d'exprimer et de partager leurs points de vue et leur contenu.

Mme Joly a précisé que le gouvernement fédéral ne voulait pas avoir de relations d'affrontement avec les géants des sociétés américaines, mais qu'elle voulait s'assurer que le Canada profite de l'explosion des nouvelles technologies.

«J'ai toujours dit que nous étions prêts à avoir des conversations avec ces entreprises et ces plateformes. Nous sommes déjà engagés avec eux, et nous continuerons à le faire.Mais à un niveau général, il est évident que plus nous sommes capables d'avoir Une approche concertée entre les pays sur cette question, mieux nous serons en mesure de faire en sorte que c'est une priorité », at-elle dit.

Michael Geist, professeur de droit à l'Université d'Ottawa, qui a suivi de près les consultations publiques sur l'avenir des industries culturelles au Canada, a déclaré que le gouvernement fédéral devait adopter une approche mesurée à l'égard des géants de l'Internet.

"Il y a un bon consensus autour de la question des taxes de vente pour les entreprises numériques", a-t-il déclaré dans une interview, soulignant la nécessité de "égaliser les règles du jeu" avec les entreprises canadiennes. «Il existe des efforts mondiaux pour essayer d'élaborer des normes communes concernant les taxes de vente pour les fournisseurs de services numériques, et je pense qu'il ya beaucoup de valeur là-bas.

Toutefois, M. Geist a déclaré que le gouvernement serait engagé dans une bataille perdue si tente d'adapter une société comme Netflix dans le système de radiodiffusion existant - surtout étant donné que l'entreprise dépense déjà des centaines de millions de dollars sur les productions au Canada.

"Si [Mme Joly] a commencé à voir des entreprises comme Netflix et Google comme des cibles pour la réglementation ou pour le paiement, je pense que c'est une erreur", at-il dit. «Je ne pense pas que la notion de gouvernement de bricoler avec Internet ou essayer de donner la priorité au contenu canadien sur Internet a un sens dans l'environnement numérique.

Depuis le lancement des consultations publiques au printemps, Mme Joly a été vague au sujet des intentions du gouvernement concernant la génération de nouveaux revenus des plates-formes numériques. Dans l'interview, elle a dit qu'elle ne favorise pas une approche protectionniste de CanCon, mais plutôt celle qui encourage les différents acteurs à investir dans le pays.

"Plus nous sommes capables d'avoir des joueurs qui sont prêts à participer à notre système, plus nous serons en mesure d'avoir une diversité culturelle saine», at-elle dit.

Mme Joly a ajouté que l'un de ses objectifs est de s'appuyer sur la Convention de l'UNESCO de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et de la rendre pertinente pour l'environnement numérique d'aujourd'hui.

Le Canada a actuellement la crédibilité de le faire, en ce sens que nous sommes un gouvernement qui comprend les phénomènes technologiques, qui comprend les impacts positifs, mais aussi les négatifs, qui Venir avec l'Internet », at-elle dit.

Les résultats des consultations publiques sur l'avenir de CanCon seront rendus publics en 2017. Ottawa veut également une nouvelle politique sur la promotion des exportations culturelles l'an prochain, sous la direction de Mme Joly et de la ministre du Commerce international, Chrystia Freeland.