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Vous trouverez de l’aide ici
FAIRE FACE AU HARCÈLEMENT DANS LE JOURNALISME

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Nous sommes là pour vous aider

FAIRE FACE AU HARCÈLEMENT DANS LE JOURNALISME

 

NOUS SOMMES LÀ POUR VOUS AIDER

Nous sommes là pour aider les personnes qui sont victimes de harcèlement en ce moment même.

 

Vous n’êtes pas seul(e). Le harcèlement en ligne n’a pas sa place au travail. Personne ne devrait être victime de violence pour avoir fait son travail. Les amis, la famille et les collègues peuvent être d’un grand soutien, et ils veulent aider. Parfois, vous avez aussi besoin de parler à quelqu’un sous le couvert de l’anonymat. Le choix vous revient.

 

Les cas de harcèlement sont en hausse, et sont souvent empreints de sexisme ou de menaces d’agression sexuelle. La plupart des cas ne sont pas signalés. Ce site est conçu pour aider les journalistes victimes de harcèlement.

 

Que faire si vous êtes victime de harcèlement

 

Que vous donniez suite ou non à un incident, le choix vous appartient. Nous sommes là pour vous aider.

 
 

DOCUMENTER L’INCIDENT

COMMUNIQUER AVEC NOUS

  • Parlez-en à votre délégué(e) syndical(e), à la présidente ou au président de votre unité de négociation ou à la présidente ou au président de votre section locale. Le choix vous appartient. Parlez à la personne avec laquelle vous êtes le plus à l’aise.

  • Si votre salle de rédaction dispose d’un protocole pour lutter contre le harcèlement en ligne, consultez-le et suivez les étapes qui y sont énoncées. Ce protocole est conçu pour vous aider. Votre syndicat pourra vous guider.

    • Vous avez le contrôle. Le protocole et votre syndicat sont là pour vous aider à obtenir le soutien dont vous avez besoin ou que vous souhaitez.

  • Avec ou sans protocole officiel sur le harcèlement en ligne, votre syndicat est là pour vous aider.

    • Parlez à votre représentant(e) syndical(e), qu’il s’agisse de votre délégué(e) syndical(e), de la présidente ou du président de votre unité de négociation, de la présidente ou du président de votre section locale ou encore d’un membre du Comité de la condition féminine ou du Comité des travailleuses et travailleurs noirs, autochtones et de couleur.

      • Cette personne s’assurera que vous recevez l’aide dont vous avez besoin et parlez aux bonnes personnes.

      • Amenez un(e) ami(e) pour vous soutenir, si vous le souhaitez.

  • Le Programme d’aide aux employés offert dans votre milieu de travail, s’il y a lieu, peut vous fournir une aide anonyme, notamment l’accès à un thérapeute. Votre employeur et votre syndicat ne sauront jamais que vous avez eu recours au Programme d’aide aux employés, ni pourquoi.

  • Si votre section locale dispose d’un Comité de la condition féminine ou d’un Comité des travailleuses et travailleurs noirs, autochtones et de couleur, vous pouvez le contacter. Les coordonnées de ces comités devraient se trouver sur le site Web de votre section locale.

 

Pour les membres non représentés par d’Unifor

  • Si votre salle de rédaction dispose d’un protocole pour lutter contre le harcèlement en ligne, consultez-le et suivez les étapes qui y sont énoncées. Ce protocole est conçu pour vous aider. Votre syndicat pourra vous guider.

  • Le Programme d’aide aux employés offert dans votre milieu de travail, s’il y a lieu, peut vous fournir une aide anonyme, notamment l’accès à un thérapeute. Votre employeur ne saura jamais que vous avez eu recours au PAE, ni pourquoi.

  • Si votre milieu de travail dispose d’un Comité de la condition féminine ou d’un Comité des travailleuses et travailleurs noirs, autochtones et de couleur, vous pouvez le contacter

 

Pour les pigistes

  • Vous n’êtes pas seul(e). Faites appel à un(e) ami(e) ou à un(e) collègue.

  • Consultez la boîte à outils de la Global Cyber Alliance, laquelle fournit des renseignements et des outils pour protéger vos sources et votre réputation. Elle s’adresse en particulier aux pigistes et aux petites salles de rédaction.

  • Apprenez à gérer votre stress lorsque vous travaillez seul(e). Les pigistes n’ont pas accès aux ressources des salles de rédaction. Le journaliste Stuart Hughes et le professeur Anthony Feinstein ont offert des conseils et traité des défis auxquels font face les pigistes lors de la Conférence mondiale sur la liberté des médias de 2020

PREMIÈRE ÉTAPE : Documenter un incident

 

Intervenir peut parfois aider. Le choix vous appartient. Voici quelques conseils sur les mesures que vous pouvez prendre. Choisissez ceux qui vous conviennent.

 

  • Si vous le pouvez, faites des captures d’écran, ou demandez à une personne de confiance de le faire pour vous.

  • Envisagez de demander à un(e) collègue de confiance de s’occuper de vos comptes de médias sociaux afin que vous n’ayez pas à voir les messages de harcèlement. Cette personne pourra documenter les incidents de harcèlement pour vous.

  • Conservez tous les contenus offensants reçus, y compris les appels téléphoniques, les messages vocaux, les textos et les lettres.

  • Guide étape par étape : Le Dart Centre for Journalism and Trauma propose un guide pratique sur la marche à suivre en cas de harcèlement ou d’abus.

  • Informez votre syndicat.

    • Parlez à votre délégué(e) syndical(e), à la présidente ou au président de votre unité de négociation ou à la présidente ou au président de votre section locale.

    • Si votre syndicat dispose d’un comité qui traite des incidents de harcèlement, contactez-le. Il saura ce qu’il faut faire.

  • Informez votre rédactrice ou rédacteur en chef.

    • Votre syndicat peut le faire pour vous. Le choix vous revient.

  • En collaboration avec votre syndicat et votre rédactrice ou rédacteur en chef, informez la police.

    • Une fois encore, le choix vous appartient. En matière de sécurité et de protection, nous savons que les journalistes ne sont pas tous à l’aise de faire intervenir la police, en particulier ceux et celles qui sont issus de communautés racialisées ou marginalisées.

 
 

DEUXIÈME ÉTAPE : Documenter un incident et recueillir des renseignements

  • Ne supprimez pas les messages de harcèlement ou de menaces. Ce sont des preuves!

  • Documentez tout minutieusement, y compris vos réponses, avant de bloquer l’agresseur. Enregistrez, imprimez et faites des captures d’écran de tout. Imprimez des copies papier et enregistrez tout dans un dossier facile d’accès.

  • Si le harcèlement se présente sous la forme d’un courriel, essayez de localiser l’adresse IP si possible et assurez-vous de documenter l’information. Utilisez le guide suivant : https://aruljohn.com/info/howtofindipaddress/. Ne faites PAS suivre le courriel à qui que ce soit puisque vous pourriez perdre l’adresse IP d’origine. Si vous devez le partager, copiez et collez le contenu ou envoyez des captures d’écran.

  • Les représentant(e)s et les dirigeant(e)s des sections locales d’Unifor devraient s’assurer que le membre concerné commence un journal des incidents de harcèlement, en incluant les éléments suivants :

    • la date et l’heure;

    • le type de communication électronique (message direct, image publiée, commentaire sur les réseaux sociaux, etc.);

    • l’emplacement (nom du site Web ou de l’application);

    • la nature de l’incident en ligne (menace de violence sexuelle, attaque à caractère raciste, etc.).

  • Si l’identité de l’agresseur est connue, déterminez de qui il s’agit et s’il peut avoir accès aux journalistes, en personne ou en ligne. Tentez de l’isoler si possible.

  • Notez autant de renseignements que possible sur la source de la menace, son identité (si elle est connue), etc.

 

Prévention et santé mentale

La responsabilité première de la protection des journalistes contre le harcèlement et les préjudices en ligne incombe à l’employeur, en collaboration avec votre syndicat et les représentants de votre salle rédaction, mais n’attendez pas de disposer de toutes les mesures de protection nécessaires.

 

Les besoins sont tout simplement trop grands. Selon un sondage Ipsos publié en novembre 2021, 73 % des journalistes interrogés ont déclaré que le harcèlement avait augmenté au cours des 2 dernières années.

 

Vous trouverez ci-dessous quelques ressources à consulter pour savoir comment vous protéger autant que possible de ces incidents. Un merci tout spécial à l’Association canadienne des journalistes, qui a compilé des ressources auxquelles les journalistes peuvent avoir recours immédiatement et à long terme.

Protéger vos renseignements personnels

  • Guide étape par étape pour trouver et supprimer vos renseignements personnels sur Internet, par le New York Times : How to Dox Yourself on the Internet (comment trouver vos renseignements personnels sur Internet)

  • Manuel pratique de Pen America proposant des stratégies concrètes pour se défendre et défendre les autres

  • Conseils pour protéger votre bureau à domicile tiré du site Committee to Protect Journalists, pour ceux et celles qui travaillent à domicile, que ce soit en tant que pigistes ou en raison de la COVID-19

  • Connaissez vos trolls. L’International Women’s Media Foundation a élaboré un cours pour aider les journalistes à contextualiser et à gérer les abus en ligne. Consultez le contenu du cours ici.

  • Étudiants : La James W. Foley Legacy Foundation a élaboré des stratégies de sécurité pour les étudiants en journalisme et les nouveaux venus dans la profession.

  • Pigistes et petites salles de rédaction : La boîte à outils de la Global Cyber Alliance fournit aux journalistes des renseignements et des outils pour protéger leurs sources et leur réputation. Elle s’adresse en particulier aux pigistes et aux petites salles de rédaction.

  • Ressources propres aux appareils : Le Citizen’s Lab de l’Université de Toronto propose un certain nombre de ressources, dont un guide pour protéger votre identité sur vos appareils.

 

Santé mentale

  • Stress et traumatismes : Conseils pour prévenir et gérer le stress et les traumatismes liés à la couverture de l’actualité. Aperçu des recherches et des études, tiré de The Journalist’s Resource.

  • Pigistes : Le journaliste Stuart Hughes et le professeur Anthony Feinstein ont offert des conseils et traité des défis auxquels font face les pigistes lors de la Conférence mondiale sur la liberté des médias de 2020. Leur présentation offre des conseils visant à favoriser le bien-être émotionnel lors de la couverture de sujets difficiles, d’événements traumatisants, de troubles civils et de conflits.